Chapitre 3

L'homme frappa sur la table en signe de victoire. Il était grand, et son regard reflétait son autorité et une détermination de fer, mais malgré ça il restait fin, et ses bras n'avaient pas l'air de pouvoir porter la claymore qui pendait à son ceinturon.

« - Ah ! Enfin ! Ces saletés de Daimons ont enfin périt, sauf notre lignée bien sûr, dit-il »

Il sourit, dévoilant deux canines étrangement trop longues et pointues.

« - J'espère que l'âme de cher Mondrale ira pourrir en Enfer avec celles de sa famille »

Un autre Vampire sortit de l'ombre et s'approcha du premier.

« - Alors ça y est ? Nous sommes enfin les deniers Daimons vivant ? Il ne reste que notre sang propre et pur dans ce monde d'humains ? Nous pouvons enfin nous attaqué à ces chiens d'hommes et devenir ce que nous aurions toujours dû être ? (Il brillait dans ces yeux gris une sorte d'étincelle mêlant joie et folie à la fois)
- Oui, Skron mon ami, le monde est enfin débarrassé de cette vermine et de leurs... croyances futiles. Le sang des Vampires est le dernier et le seul qui jamais n'a été taché ou mélangé avec un autre, donc oui, nous sommes vainqueurs, et nous allons bientôt nous emparer de ce monde. Je le jure sur mes ancêtres. »

Le premier Vampire, Crus, se rappelait parfaitement son enfance. Il était né Vampire, il était un sang pur, une vraie créature de la nuit. Pas un des ces sales impurs, pensa-t-il, il faudra que je trouve quelque chose pour me débarrasser d'eux. Il se souvenait les moqueries des autres Daimons, que se jouaient de lui en essayant de le faire sortir le midi, où le soleil se trouvait être à son zénith. Un jour, vers ses quatorze ans, trois Daimons, des Drzaals, dont Mondrale qui était alors âgé de seulement treize ans, vinrent le chercher une nuit. Il s'était débattu mais ils l'avaient trainé dans la boue. « Pourquoi ? demandait-il. Pourquoi me faites-vous ça ?! ». Un poing s'était écrasé dans son visage, cassant son nez. Un des Drzaals pris la parole d'un ton accusateur « Ne te fiches pas de nous Vampire ! On sait tous que c'est toi qui a mordu et tué Catèrine l'autre soir ! ». Crus avait essayé de se défendre, leur expliquant que jamais il n'aurait mordu la jeune Kitrode qu'il aimait en secret. Mais ces satanés Drzaals n'avaient rien voulu entendre, le rouant de coup. Une fois qu'ils lui eurent sauvagement tapé sur le corps, ils le trainèrent jusqu'à l'orée du bois, et l'accrochèrent à un arbre où ils attendirent l'aube patiemment. Mais Crus, que la colère et la panique rendaient fou, appela à l'aide de tout son souffle. Mais alors que les Drzaals avaient tenté, une nouvelle fois, de le faire taire à coup de poings, Skron avait déjà entendu les cris du Vampire, avait ramassé une branche du diamètre du poing d'un homme bien bâti et avait secouru le jeune suceur de sang, ce qui avait surpris les Drzaals. Ces derniers avaient essayés de fuir mais Skron s'était lancé à la poursuite de l'un d'eux. Il abattit la branche au niveau de la nuque d'un des Daimons, et ces deux choses s'entrechoquèrent et se brisèrent dans un craquement qui fit jubiler Skron. Il revint en courant vers l'arbre où était attache Crus et le libéra. Les deux autres Drzaals avaient fuit, mais la colère de Crus s'était estompé car il s'était trouvé un ami, il le savait au plus profond de lui. Un ami comme moi, se dit-il. Il s'était évanouit dans les bras de Skron et ce dernier le ramena chez lui juste avant que l'aube pointe.
Dorénavant, lui et ses Vampires allaient régner sur le royaume, il fallait encore qu'il puisse effrayer le Roi. Cela sera vite réglé, pensa-t-il. Il remarqua un petit point noir à l'horizon. Ce dernier approcha et Crus se rendit compte que c'était un corbeau. Lorsque l'animal se posa sur le rebord de la fenêtre, Skron lui tendit son bras et le corbeau vint se poser dessus. Le corbeau poussa un croassement et le Vampire regarda Crus avec une lueur de peur brillant au fond du regard.

« - Que se passe-t-il ? demanda le chef Vampire en voyant le regard de son ami.
- Le messager m'indique que... (Il hésita) Que Mondrale et Irani ne sont pas les derniers Daimons. La lignée d'Irani, les Glames, est bien exterminé mais....
- Mais... ?!
- Mais apparemment Mondrale aurait eu un enfant... Avec une humaine qui plus est. Ce qui signifie que...
- Je sais très bien ce que ça signifie ! »
Crus était dans tous ses états. Echouer si près du but. C'est désolant.
« - Mais j'ai aussi une bonne nouvelle, poursuivit Kron.
- Laquelle ? (Crus regagnait espoir)
- Selon le messager, le sorcier Tular aurait scellé les pouvoirs de l'enfant, et les risques qu'il représente envers nous par la même occasion. »

Un sourire cruel s'étendit sur le visage de Crus, qui éclata de rire, ensuite suivi par Skron.

« - Ah ! Mon ami quel joie. Toutefois j'aimerais que tu envoie un espion dans ce village. Où se trouve l'enfant ?
- Dans un village du Nord, dans les montagnes de Durma. Le village serait....
- Viltaire ?
- En effet. Comment l'avez-vous deviné ?
- C'est le village où Mondrale et Irani ont passé la majeure partie de leur vie.
- Bien. Je vais aller envoyer cet espion sur le champ.
- Bah tu as le temps mon ami ! L'heure est aux festivités. (Il claqua des doigts et un vieil humain sorti de l'ombre) Vas me chercher deux jeunes vierges ! (Crus se retourna vers son ami) Et bien et bien. Faisons couler du sang frais toute la nuit ! Qu'en penses-tu Skron ?
- Avec joie. Puis-je m'occuper d'elle.... En privé ?
- Ma compagnie te dérange donc tellement ?
- Non. (Skron sourit) Mais je suis d'humeur joyeuse. Et quand je suis content, l'heure est à la torture ! Et j'ai bien peur que tu prennes peur devant ce que je peux faire à cette humaine. »

# Posté le samedi 15 décembre 2007 11:20

Chapitre 2:

Jikur ramena l'enfant dès le lendemain chez sa mère. Il frappa à la porte et fût heureux de voir que Sarad avait retrouvé ses couleurs, ainsi que son sourire lorsqu'elle vit Sireflon enveloppé dans un drap dans les bras du jeune homme.

« - Cela a fonctionné ? S'enquit-elle. J'ai cru qu'il était arrivé quelque chose et je m'apprêtais à partir chez vous.
- Selon mon père, le Scellage s'est bien déroulé. Je pense donc que vous n'avez aucun souci à vous faire. Toutefois, mon père souhaiterait s'entretenir avec vous sur quelques précisions, et sur l'avenir de l'enfant.
- Très bien. Quand dois-je venir ?
- Quand bon vous semble ! Notre porte vous est grande ouverte. »

Sarad pris l'enfant dans ses bras puis alla le déposer dans son berceau, et Sireflon se mit à pleurer à chaudes larmes. Sa mère remarqua que ses yeux n'était plus rouges, mais d'un vert émeraude, profond.

« -Qu'est-il arrivé à ses yeux ? Demanda-t-elle.
- Je ne suis pas sûr, répondit Jikur. Cela doit être un des effets secondaires du sort. Je pense que Tular, mon père, sera plus à même de vous expliquer tout cela. L'incantation qui il a utilisé m'est totalement inconnu. Il a du avoir recours à une très vieille magie pour sceller les pouvoirs de l'enfant.
- Bon d'accord, Sarad semblait quelque peu troublée par ce changement, mais prête à l'accepter. Puis-je vous offrir quelque chose à boire ?
- J'accepterais volontiers, mais le sort a demandé énormément d'énergie à mon père. Il vaudrait mieux que je retourne à son chevet pour voir comment il se rétabli.
- J'espère qu'il se remettra rapidement. J'ai beaucoup de questions à lui poser, aussi ne passerais-je chez vous pas avant demain après-midi. Sera-t-il rétabli d'ici là ?
- Je crois que oui. Je vous souhaite une bonne journée, Sarad.
- Vous de même. »

Jikur partit en lançant un regard très rapide et plein d'inquiétude vers Sarad. « Je devrais rester ici pour l'aider, pensa-t-il. Une femme comme elle ne devrait pas rester seule avec un bébé si loin du village. »

Dans sa maison, la mère regardait son bébé avec des yeux vide, étonnée que le sort ait fonctionné. Enormément de questions se bousculaient dans sa tête. Que deviendrait l'enfant ? Le sort a-t-il réellement scellé ses pouvoirs à tout jamais ? Elle chassa ces questions de sa tête, car elles trouveraient toutes des réponses dès demain. Sireflon se remit à pleurer et Sarad se dit qu'il n'avait pas du avaler grand-chose durant les deux jours où il était resté enfermé avec le vieil homme. Elle le reprit dans ses bras, s'installa confortablement dans une chaise et le nourrit, heureuse d'avoir la certitude que son enfant puisse avoir une vie normale, puisse vivre avec les humains sans être chassé pour ce qu'il est, comme les derniers représentants des Daimons, les races non-humaines, le furent.

« -Ah ! Enfin vous vous réveillez, père ! Dit Jikur. Le soleil est déjà haut dans le ciel, et je vous ai préparé votre repas.
- Merci, mon fils. (Le vieil homme sortit non sans peine de son lit). Ce sortilège m'a vraiment épuisé, je ne me suis pas senti comme ça depuis.... En fait, je ne me suis jamais senti aussi fatigué !
- Comment cela se fait ? Ce n'était qu'un bébé !
- Certes, mais il a énormément de pouvoir. Je pense que je vais devoir ressortir les Livres Anciens pour voir s'il y a déjà eu des cas comme ça. Et je devrai garder un ½il sur l'enfant, il est peut-être encore plus puissant que ce qu'il ne semble.
- (Le jeune homme paru troublé) Alors serait-il....
- Je ne sais pas Jikur. Je ne suis plus sûr de rien. Jamais je n'aurais pensé qu'un si petit corps puisse renfermer autant de pouvoir. Et pourtant. Ce garçon est exceptionnel, et il doit être voué à une vie formidablement mouvementé. Rien que la puissance qui l'habite est une mine de question ! C'est comme si un caillou pouvait provoquer un tremblement de terre rien qu'en tombant. »
Des coups résonnèrent à la porte.
« - Ce doit être Sarad, dit Jikur. »

Et, en effet, ce fût bien elle. Elle portait son bébé et ses yeux trahissaient son impatience. Tular s'approcha de la porte

« - Entrez, Sarad, entrez ! J'imagine que votre tête doit être pleine de question à l'heure qu'il est !
- En effet, sorcier. »

La femme pénétra dans la maison et Jikur l'invita à s'asseoir. Il apporta trois tasses et mit de l'eau à chauffer.

« - Je vous écoute, maintenant. Dit Tular.
- Je ne sais plus où donner de la tête ! Je pense que je dois vous remercier pour ce que vous avez fait. Je vous suis à jamais reconnaissante. Comment puis-je vous exprimer ma gratitude ?
- Ah ! Déjà une question, le vieil homme sourit à Sarad. Eh bien, j'aimerais que vous me laissiez m'occuper d'une partie de l'éducation de votre enfant. Je lui apprendrai à lire, la langue humaine et celle des Daimons aussi, car elle fait partie de son héritage. Je lui apprendrai aussi comment se servir de la sorcellerie, mais ne vous inquiétez pas ! De la magie à faible niveau, du moins pour un Drzaal. Êtes-vous d'accord ?
- Oui, si c'est ce qu'il faut. Dites moi, j'ai remarqué que ses yeux avaient changé de couleurs. Est-ce normal ?
- Je pense que oui. J'ai scellé, avec le sang de l'enfant, tout lien qui pourrait le démarquer des humains. Toutefois, il n'est pas exclu que certains pouvoirs peuvent s'échapper de temps à autre. A très faible dose, j'entends. La magie est pleine de mystère, toujours en mouvement...
- Quels pouvoirs pourraient... ressortir ? S'enquit Sarad.
- Il me faudrait étudier l'arbre généalogique de sa famille, du côté de son père plus particulièrement, étant donné que c'est de ce côté-là que viennent ses pouvoirs. Et, vu que Mondrale était un Drzaal en grande partie, n'approchez pas trop votre enfant des flammes, on ne sait jamais ce qu'il pourrait arriver.
- Bien. J'ai tellement de questions à vous poser que je ne sais par où commencer. Mais vous avez déjà répondu à la bonne moitié d'entre elle, ou du moins vous m'avez aidé à en déduire les réponses.
- Vous avez parlé tout à l'heure de la manière pour me remercier. Pour cela, il y aussi quelque chose que vous devez faire. J'aimerais que vous répondiez à certaines de mes questions. Tout d'abord, pouvez-vous me raconter une nouvelle fois votre « rêve » ? Mais en détails cette fois, je vous prie. »

Pendant que Sarad narrait son rêve au vieil homme, Jikur amena le thé chaud et rempli les trois tasses. Il s'éloigna mais garda une oreille tendue sur la conversation.

« - Qui sont, d'après vous, les « Ils » qu'Irani a mentionné à plusieurs reprise, Tular ?
- Je ne sais pas. Ou plutôt, je ne suis pas encore sûr. J'avais entendu parler d'une... organisation voulant détruire les races non humaines, mais je pensais que c'était une rumeur. Vous avez parlé de l'épée de votre mari. Savez-vous où il l'a envoyé ?
- J'aimerais le savoir. Mais attendez ! Mon mari m'avait laissé un parchemin sur lequel il a écrit quelque chose dans l'ancienne langue. Je devais vous le donner au cas où il ne lui arrive quelque chose. »

Sarad sortit de sa poche un morceau de parchemin et le tendit au vieil homme. Tular le lit puis le rendit à la femme.

« - Je ne peux vous dévoilez ce qui se trouve sur ce parchemin. Toutefois, je peux au moins vous dire que lorsqu'il sera un homme, vous devrez donner ceci à votre fils.
- Je... Bien. Merci beaucoup pour vos réponses, Tular. La nuit commence à tomber, je ne vais pas abuser de votre hospitalité plus longtemps.
- Bonne soirée, Sarad. »

La mère rentra chez elle. Elle remarqua un corbeau perché sur le toit de la maison, il s'envola vers l'est.

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 12:58

Modifié le vendredi 02 novembre 2007 13:30

Chapitre 1:

Sarad se réveilla en sursaut. « C'est impossible, se dit-elle. Mon mari ne peut être mort.... ». Mais tout au fond d'elle, elle savait que le rêve qu'elle venait de voir n'en était pas un, mais plutôt les derniers instants de son mari. Un bébé se mit à pleurer dans la chambre voisine. « Maudit sois-tu, pensa-t-elle à l'égard de son enfant. C'est en partie de ta faute si tout cela est arrivé.... ». Elle agrippa ses couvertures, et pleura le reste de la nuit, maudissant son enfant qui n'aurait plus jamais de père.
Le lendemain, son âme était toujours en état de choc, et ses idées n'était plus très claire, mais elle savait que rien n'était de la faute du petit. « Excuses-moi d'avoir pu penser cela, dit-elle à l'enfant en se penchant sur son berceau. » Sarad avait beaucoup de mal à le regarder en face, car elle voyait dans les traits de l'enfant ceux de son mari. Sireflon avait les yeux de son père, et des cheveux noirs de jais commençaient à recouvrir son crâne nu de bébé. « Tu es donc celui que Mondrale avait dit que tu serais.... » Intérieurement, un conflit battait en elle. Son mari l'avait-elle choisi seulement parce qu'elle est une humaine, et qu'il pouvait ainsi achever de créer le Sripst, celui dans lequel coulerait le sang de toutes les races humanoïdes ayant foulé la surface de cette terre, ou bien parce qu'il l'aimait vraiment ? Elle n'arrivait pas à croire en la première hypothèse, Mondrale avait été très attentionné envers elle durant les dix années où ils se sont connus. Il l'avait protégé, soutenu lors de la mort de son père et lorsqu'elle a appris que sa mère était condamnée à vivre tel... un légume, même si ce mot lui déplaisait énormément. Il avait veillé sur elle lorsque la peste l'avait frappé, et il avait utilisé la majeure partie de ses pouvoirs à la maintenir en vie le temps de lui trouver un remède, qu'il avait lui-même créé. « Tu m'aimais Mondrale, et je t'aimais aussi. Je jure sur ta tombe de chérir ton enfant de la même manière que tu m'a chérit, mais je ne ferai pas de lui ce que tu veux qu'il soit. Ce n'est pas à un enfant d'assumer ce rôle. Il est mon fils, et je ne veux pas que mon fils ait une vie dans un monde qui le traquera pour ce qu'il est. Demain, j'irai voir le sorcier du village pour qu'il bloque les pouvoirs de l'enfant. Désolé Mondrale... ». Un souffle de vent pénétra dans la chambre par la fenêtre et Sarad cru sentir l'odeur de son mari et eut l'impression que ce dernier lui demandait quelque chose. Elle chassa ce sentiment de sa tête. « Il est mort. Je ne peux rien y faire. Mais si un dieu existe, qu'il se montre car on n'enlève pas la vie d'un homme aussi bien de cette manière.
Sireflon s'agita, puis se mit à pleurer des larmes réclamant qu'on le nourrisse. Sa mère le porta jusqu'à la cuisine, lui donna et alla recoucher l'enfant rassasié. Sarad ne sortit pas de la journée, et ne dormit pas de la nuit, tant la présence réconfortante de son mari lui manquait. Elle voyait la maison vide depuis cette nuit....
A l'aube, elle prit l'enfant en faisant attention de ne pas le réveiller et le mena vers une maison de bois, a une lieue du village. Elle frappa à la porte et un jeune homme vint lui ouvrir :

« - Bonjour Sarad ! Comment allez-vous aujourd'hui ? Mais il se ravisa dès qu'il vit la mine fatigué et attristée de la femme.
- Mal, mon cher Jikur. Mais je souhaiterais voir le sorcier. Est-il ici ?
- Oui, oui ! Entrez et faites comme chez vous ! Il est dans son laboratoire, je vais le chercher. »

Jikur revint quelques minutes après, un vieil homme tenant une canne la suivait.

« - Sarad ! Fit le vieil homme. J'aimerais vous demandez comment vous allez, mais à en juger par les cernes sur votre visage, et la tristesse qui émane de vous, je m'éviterais à vous posez la question. »

Sans savoir pourquoi, les deux hommes virent Sarad fondre en larme. Elle leur raconta tout, la fin de son mari, la prédiction de son mari concernant son Sripst de fils, et la raison de sa visite ici.

« - Je suis désolé pour vous ma chère. Votre mari était un homme, ou plutôt un Drzaal, de bien. Il est vrai qu'il en existait peu comme lui, tenta de la réconforter le sorcier.
- Il était unique ! Réussit à crier Sarad entre deux sanglots.
- Oui. Il était unique. Ecoutez, je vais me chargez de votre enfant et je vais faire mon possible pour sceller les pouvoirs de son sang. Mais s'il est réellement le...... Le Sripst, alors il sera difficile pour moi de le faire. (Devant la mine horrifiée de Sarad, le sorcier se ravisa) Mais ne vous inquiétez pas ! Très peu de choses me sont impossibles à faire ! Vous savez ce qu'on dit sur moi.
- Je le sais, en effet. (La femme commençait à se calmer). »

Le sorcier avait rejeté il y a quelques années de cela une bande de Kitrodes, des hommes à la capacité de se transformer en quelconque animaux, et qui étaient connus pour leur férocité et leur goût pour la chair humaine, qui avaient tenté d'assiéger le village. Mystérieusement, leur lignée s'était éteinte cinq ans après cet événement.

« - Jikur, restez auprès de Sarad je vous prie.
- Maître ! Pourquoi ne puis-je venir avec vous ?!
- Car cette femme a besoin que l'on s'occupe d'elle, et vous à mieux que moi de le faire. De plus, vous ne disposez pas de la puissance sorcière qu'il faut pour un Sort de Scellage de ce type et même si vous l'aviez, le risque est trop gros pour que le sort échoue. Si l'incantation venait à échouer, je mourrai, et j'aimerais que quelqu'un puisse rester ici afin de défendre ce village contre les éventuelles agressions qu'il pourrait subir. »

Jikur acquiesça d'un hochement de tête, puis le sorcier pris l'enfant et l'emmena dans une petite pièce.
Il déposa l'enfant au milieu de la salle et traça un pentagramme à l'aide de cire de bougie à base d'aile de Vampire. Puis il inspira, concentra toute la force sorcière dont il disposait en lui et se mit à marmonner une formule longue, très longue....
A côté, Jikur avait réussi à apaiser la tristesse de Sarad et senti la formidable force qui émana de la salle. Il sembla que la femme aussi en ait eu conscience, car elle lança un regard étonné en direction de la pièce où se trouvaient le vieil homme et le bébé.

« - Que se passe-t-il ? Demanda-t-elle
- Si vous parlez de la puissance que l'on sent sortir de la salle, alors c'est que mon maître vient de commencer l'incantation.
- Combien de temps cela va-t-il prendre ?
- Il peut y en avoir pour une minute comme il peut y en avoir pour une journée. Je ne sais pas Sarad. Ecoutez, rentrez chez vous, dormez tout votre saoul et nous vous ramènerons l'enfant dès que ce sera fini, d'accord ?
- (Un éclair de soulagement passa dans les yeux dans la femme) Bien. Je vous attendrai chez moi.»

Mirmonde ne sût pas combien de temps cela lui prit de sceller le sang de l'enfant, mais lorsqu'il sortit de la salle, il était épuisé comme s'il n'avait pas mangé depuis des lustres et couru des centaines de lieues. Le sort avait été le plus difficile qu'il n'avait jamais eu à lancer de sa vie, ce qui l'intriguait beaucoup. Quand il s'approcha de la fenêtre, il vit qu'il faisait nuit.

« - Jikur, combien de temps suis-je rester enfermé avec ce garçon ?
- Environ deux jours, maître.
- Bien. Rappelles moi de garder un ½il sur ce marmot, la difficulté que j'ai éprouvé à la sceller est très..... inquiétante.
- Bien maître. Voulez-vous mangez ou dois-je vous faire chauffer votre lit ?
- Prépare moi un repas pour trois personnes s'il-te-plaît ! Je suis affamé. Le scellage m'a couté énormément d'énergie et j'aimerais pouvoir me reposer. Je doute que je serai réveiller demain matin, aussi te demanderais-je de bien vouloir porter ce garçon chez sa mère.
- Il en sera fait selon vos désirs, maître.
- Oh ! Et cesses de m'appeler maître je te prie. Tu restes mon fils après tout, et je suis ton père. Alors appelles moi père.
- Bien père.... »

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 07:07

Prologue

L'homme s'avança. Il balaya la clairière de ses yeux rouges rubis. Il regarda la dague qui se trouvait dans ses mains. « Tous ces pouvoirs, pensa-t-il, ce corps puissant et une infinité de possibilité, mais j'ai été incapable de sauver ma propre famille.... » Un élan de désespoir s'empara de lui. « Comment aies-je pu penser faire tout cela ?! Pourquoi fallait-il que je m'embarque là dedans ?! » Il s'approcha du rocher et marmonna quelques mots dans une langue incompréhensible, une lueur sembla sortir de la pierre et cette dernière s'ouvrit, dévoilant un creux en son milieu. L'homme y déposa la dague, s'écarta, puis récita un autre sort et le rocher se referma sur lui-même. L'homme sortit une épée du fourreau qui pendait à sa ceinture, et s'entailla l'avant bras afin d'asperger le rocher de son sang. « Voilà qui est fait, se dit-il, seul une personne dont mon sang coule dans ses veines sera à même de venir chercher Siru ». La plaie de son bras se referma d'elle-même, laissant la peau aussi nette que si rien ne l'avait tranchée.

« - Cesses de te cacher maintenant Irani ! Tu suintes la soif de sang à 30 lieues à la ronde !
- Depuis quand sais-tu que je suis ici, Mondrale ?
- Il y a environ 5 minutes que mes narines se sont emplis de ton odeur fétide de traître.
- Allons allons, ne t'énerve pas, je suis en mesure de te tuer. Je te rappelle que je suis ton maître après tout ! »

Un souffle de vent enleva un nuage qui cachait la lune et cette dernière éclaira la clairière d'une lueur fantomatique, presque irréelle, dévoilant ainsi le visage de deux hommes. Celui de Mondrale était carré, illuminé par deux yeux rouges perçants, semblant lancer des éclairs sur le second homme. Ce même visage se trouvait être encadré par de long cheveux noirs de jais, parsemés de blancs, signe d'un âge en phase d'être assez avancé. Même s'il portait un caban très large, cela ne suffisait pas à cacher un corps musclé. Il se dégageait de Mondrale une sorte d'aura, une pression qui trahissait sa haine envers son maître.
Irani semblait bien plus vieux que Mondrale, ses cheveux étaient d'un blanc de neige sous le clair de lune. Une barbe de trois jours poussait sur ses joues ridées, fatiguées par les années.

« - Tu n'est plus mon maître, Irani. Tu as cessé de l'être à mes yeux dès le moment où j'ai compris ce que tu voulais faire.
- J'étais obligé de faire ça ! Tu ne comprends pas ! Tu as failli détruire ma famille ! Tu as ôté la vie à mon seul et unique fils, et Dieu sais que j'avais besoin de lui ! Et puis tu es parti sans rien dire à personne !
- Alors c'est parce que j'ai failli détruire ta famille que tu as tué toute la mienne ?! (La voix de Mondrale se faisait de plus en plus colérique, pleine de haine) Tu sais autant que moi que ce qu'il s'est passé avec ton fils était un accident !
- Je sais mais... Ils m'auraient tué. Ils ont menacé de s'en prendre à l'âme de ma femme... Je voulais qu'elle repose en paix...
- Penses-tu vraiment que ta vie a plus de valeur à mes yeux que celle de ma famille ? J'ai juré de les venger, et je te tuerai, ce soir, ici. Un seul de nous deux quittera cette clairière vivant.
- Ou pas.... »
Les deux hommes sortirent leurs épées et se sautèrent dessus sans crier gare. Un coup s'approcha de la gorge de Mondrale mais il le para sans trop de difficulté. Dans le même mouvement il écarta la lame de son adversaire et lui entailla le bras.

« - Tes réflexes ne sont plus ce qu'ils étaient ! Tu es devenu faible, je constate que tes deux cents quatre-vingt ans commencent à peser sur ton âme ! »

Irani grogna et lança sa lame en direction du ventre de Mondrale, mais au dernier moment il dévia l'épée vers l'épaule de son adversaire, et quelques millièmes de secondes plus tard, un filet de sang dégoulina du bras de Mondrale.

« -Mais je reste ton maître ! Regardes toi ! Peut-être n'aies-je plus de réflexes, mais tes pouvoirs son inutiles face à moi ! C'est cette lame qui a tuer ton père ! (Devant l'expression surprise de Mondrale, Irani ne pus s'empêcher de sourire) Ah oui je ne t'avais pas dis ! C'est moi qui ai tué ton père. Je t'ai élevé et entraîné dans l'espoir que tu deviennes un meilleur Drzaal que lui, mais je me suis trompé apparemment. Le sang des bâtards doit aussi transporter leurs idées débiles. Il faudra que je me penche sur ce problème une fois que je t'aurai tué qu'en penses-tu ? Ah mais suis-je bête ! J'ai décimé toute ta race ! Tu es le dernier représentant d'une lignée aux croyances inutiles ! Un homme ayant autant de pouvoir qu'un dieu ! Et puis quoi encore ?! Tu es fou. Vous étiez tous fous ! J'ai bien fait de tous vous tuer. Je pense qu'Ils avaient raison sur le fait que toi et ta famille représentiez un danger.... »

Mais il n'eu pas le temps de terminer sa phrase car l'épée de Mondrale lui transperça le c½ur. Dans un dernier effort, et à la grande surprise de l'homme aux yeux rouges, il réussi lui aussi à lui enfoncer son épée dans le c½ur.

« -Tout est fini Mondrale.... Ta lignée est morte. Et toutes vos croyances meurent avec toi, maintenant.....
- Tu as tout faux Irani, tu te serais un peu plus pencher sur moi et ma lignée, tu te serais rendu compte que j'ai eu une liaison avec une humaine. J'ai un fils, Irani ! Et le sang de toutes les races coule désormais dans ses veines ! Il est le dernier représentant de toutes les lignées qui ont existé ! »

Une larme sembla naître dans les yeux d'Irani mais elle ne pus couler : l'homme était mort.
Mondrale récita une nouvelle formule et son épée disparu, ainsi que le papier se trouvant dans sa poche. La dernière image qu'il vit, ce fût le visage d'un bébé aux yeux rouges lui souriant....
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# Posté le jeudi 01 novembre 2007 12:40

Modifié le vendredi 02 novembre 2007 07:02

Changement de programme.....

Bon voilà j'ai décider de changer de registre et d'écrire un livre. Plus particulièrement un roman d'héroïc fantasy, histoire de voir ce que ça donne, si mes talents (si si c'est vrai!) peuvent mieux s'exprimer au travers de l'écriture de ce livre. Enfin bon on verra bien donc voilà!

Bonne journée à tous.

(Et vu que je n'aime pas du tout l'écriture sms, j'ai bien envie de traduire ce petit texte en sms pour ceux qui auraient du mal avec la langue française)

Bn voala g DciD 2 chanG 2 é Dcrir 1 livr. + particulièrmt 1 roman Droïc fantasy, istoir 2 voir ce que ça done, si mé talen (si si c vré!) peuv mie s'exprimé o travR 2 l'écritur 2 ce livr. Enf1 bn on vRa bi1 dc voala!

@++++ lach t comms! (et oui l'utilisateur du langage sms (ou du moins pour la majeure partie) ne connait pas "bonne journée" sur un blog :p)

PS: je demande pas forcément de commentaires, juste si vous pouviez me donner un petit avis sur ce que j'écrirai (pas forcément sur le blog hein)
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# Posté le jeudi 01 novembre 2007 12:38